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ⓘ Route de quarante sous




Route de quarante sous
                                     

ⓘ Route de quarante sous

La route de quarante sous est le surnom donné autrefois à une portion de la route nationale 13, aujourdhui déclassée en route départementale, dans sa traversée des Yvelines entre Saint-Germain-en-Laye et Mantes-la-Jolie. Lorigine de ce surnom serait due aux salaires des ouvriers, construisant cette route, payés 40 sous.

                                     

1. Le tracé

Cette route, longue denviron 40 km, entièrement située sur la rive gauche de la Seine, suit la corde dune large boucle du fleuve, coupant directement à travers la campagne. Cela lui donne un profil mouvementé, en montagnes russes, dans sa partie médiane. À partir de Saint-Germain-en-Laye, elle traverse successivement Chambourcy, la Maladrerie de Poissy, Orgeval, Morainvilliers, Ecquevilly, Flins-sur-Seine, Aubergenville, Épône, Mézières-sur-Seine et Mantes-la-Ville.

Cest une route à deux voies, avec quelques créneaux de dépassement à trois voies, sauf dans les traversées dOrgeval et dAubergenville où elle est partiellement aménagée en 2 × 2 voies. De la sortie de Saint-Germain-en-Laye à Orgeval, elle dessert une importante zone commerciale. Dans ce secteur urbanisé, la circulation est dense et souvent encombrée.

Au-delà de léchangeur avec les autoroutes A13 et A14 et de la traversée dOrgeval, elle a conservé un caractère plus rural, dautant plus que le tracé moderne évite le centre des agglomérations. Entre Mézières et Mantes-la-Ville, elle longe la Seine dans un espace resserré ou sinsèrent aussi la voie ferrée ligne Paris-Rouen et lautoroute de Normandie.

Sur le plan administratif, cette route est aujourdhui une route départementale, qui porte le numéro D 113, sauf le tronçon compris entre le poteau dÉpône intersection avec la route venant de Rambouillet et léchangeur Épône-Gargenville de lautoroute où elle est numérotée D 191. Ce dernier numéro est celui de laxe Corbeil-Mantes-la-Jolie via Rambouillet.

                                     

2. Histoire

Au XVIII e siècle, litinéraire normal de Saint-Germain-en-Laye à Mantes-la-Jolie suivait la rive droite de la Seine, via Meulan. Cétait la "route basse de Normandie", par opposition à la "route haute" qui passait par le plateau du Vexin entre Pontoise et Rouen, suivant lactuelle route nationale 14. La traverse directe via Épône était alors un simple chemin. Les travaux de construction de la route ont commencé en 1772 et sont achevés une vingtaine dannées plus tard pendant la Révolution.

Administrativement, cette voie prit sous la Révolution française le nom de "route départementale de 4 e classe n° 19". Elle devint successivement "route royale de 3 e classe n° 19" sous la Restauration, puis "route nationale n° 190" sous le II e République 1848, puis "route impériale n° 190" sous le Second Empire et reprit son nom de "route nationale n° 190" sous la III e République.

En 1951, elle devint "route nationale 13" échangeant son numéro avec celui de litinéraire de rive droite via Meulan. Enfin en 1976, elle est partiellement déclassée en "route départementale n° 113" entre léchangeur autoroutier dOrgeval et Mantes-la-Jolie.

                                     

3. Origine du nom

Une brochure de lassociation Histoire de Chambourcy, de Retz et d’Aigremont HISCREA identifie quelques origines possibles pour le nom usuel donné à la route. Le registre des délibérations de la mairie de Saint-Germain-en-Laye le cite en 1835:

Entre 1827 et 1853, les Ateliers nationaux rétribuaient quarante sous le travail journalier des ouvriers. Et ainsi dans les années 1830, les habitants requis de toute lÉlection de Mantes recevaient une indemnité journalière de quarante sous pour le transport des matériaux destinés à lentretien de la route. Mais par ailleurs, Quarante sous représentaient la valeur destimation du mètre superficiel m² de terrain exproprié pour lalignement de la route.
                                     

4. Bibliographie

  • Centre de recherches archéologiques de la région mantaise, La Route de quarante sous, Édition ville dÉpône, 1987, 27 p. lire en ligne
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